Les aventures de ...

Et si un voyage en entraînait un autre ? 15 jours en Egypte en Avril 2006 nous ont ouvert les yeux sur ce que le monde cachait comme merveilles … Une prise de conscience qui nous a amenées à nous reposer des questions sur notre quotidien et sur le sens qu’on voulait donner à notre vie. Et si notre ambition n’était pas de passer 10 heures par jour à manger du chocolat de manière compulsive devant un écran d’ordinateur … ?

Partir au bout du monde pendant 5 mois, c’est devenu notre leitmotiv depuis lors. Après 4 mois de préparation euphorique et palpitante, nous n’arrivons toujours pas à réaliser ce que nous allons découvrir et en quoi ce voyage va changer nos vies. Ce qui est sûr, c’est qu’il les changera … reste à découvrir comment et c'est ce que nous essayerons de partager avec vous sur ce site.

Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 18:10

Nous voilà de retour en France après cinq mois de baroudage.

Nous tenions à vous remercier de nous avoir suivies dans nos aventures à travers ce blog. Promis, si nous récidivons, vous serez les premiers au courant!

Hélène et Charlotte

Par Lilou et Chach - Publié dans : lilouetchachenoceanie
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 15:03
De Yangoon à Maupiti, que de chemin parcouru! Ce voyage, c'est avant tout l'évasion et le sentiment d'aller à la rencontre de la vraie vie, pas celle de l'article Géo ou du reportage Ushuaia... Notre expérience, c'est du vécu!

 

Au delà de l'enrichissement intellectuel, ce voyage, ce sont aussi des expériences très "sensorielles" : le cri curieux du gecko, la douceur de la fourrure d'un kangourou, l'éclat d'une fleur de frangipanier, l'odeur poivrée de l'eucalyptus, l'alliance subtile du lait de coco et des épices dans un curry thailandais. Chaque jour nous aura exposées à de nouvelles sensations! Nous avons senti notre corps vivre et répondre à tous ces stimuli. Rajoutez une alimentation saine, de l'exercice quotidien et beaucoup de repos, et vous aurez une idée du bien-être physique et moral que nous avons ressenti. Portées par un sentiment d'insouciance et de liberté, nous nous sommes vidé la tête de toute contrainte ou stress.

 

Le temps, voici le secret de la réussite, c'est l'avantage du globe-trotting par rapport à des vacances classiques. 
Nous n'avons pas vécu ces cinq mois comme une succession de vacances, mais bien comme un seul et même périple. Le mode de vie nomade que nous avons adopté nous a ouvert les portes du monde, mais il sous-entend aussi une large part de "quotidien" : se faire à manger dans la voiture, le réchaud sur les genoux car il pleut dehors, faire sa lessive avec du shampoing dans un sac plastique suspendu à la douche parce qu'il n'y a pas de lavabo et plus de lessive, rester assises pendant vingt heures coincées au fond d'un bus non-climatisé, dont huit heures sans s'arrêter... Vous avez pu le constater au cours de notre récit, nous n'avons pas fait du tourisme quatre étoiles, mais loin d'être vécues commes des corvées, toutes ces petites taches ont contribué à notre dépaysement.
Le temps nous a aussi permis de devenir des professionnelles du baroudage : de l'organisation hors pair du début de voyage (probablement inspirée de notre vie professionnelle), nous avons progressivement laissé de la place à l'imprévu et gagné en témérité pour vivre des émotions encore plus fortes.

 

Ce voyage aura été rythmé par l'écriture du journal de bord et du blog. Au dela du plaisir de revivre nos péripéties en les consignant à l'écrit, cela nous a aussi permis de laisser une trace : c'est sûr, nous prendrons plaisir à relire ces pages dans un mois comme dans vingt ans. Ce fut aussi un portail de communication avec nos proches et nous sommes ravies de voir qu'ils ont répondu présent.

 

Nous ne redoutons pas le retour à la vie normale : tristes de partir, nous sommes aussi contentes de rentrer. Conscientes de la chance que nous avons eue de vivre cette expérience, nous avons aussi hâte de retrouver tous les palisirs de notre "quotidien francais" : un repas en famille, un pot entre amis, une séance shopping, un bon petit plat bien de chez nous, une ballade sur les quais de la Seine, un bain chaud moussant... le confort et la stabilité ont aussi leurs avantages.

 

La seule chose que nous redoutons, c'est une question : "Alors, qu'est-ce qui vous a plu le plus?". Une question que nous laisserons sans réponse. Impossible de classer nos destinations par ordre de préférence. Nous avons eu des coups de coeur qui ont résonné différemment en nous, mais qui sont aussi intenses les uns que les autres.

Après toutes ces aventures, nous gardons le gout du voyage dans la bouche, et comme le dit si bien quelqu'un qui a bercé notre road trip australien, "dès que le vent soufflera, je repartira, dès que les vents tourneront, nous nous en allerons."

 

Quelques estimations révélatrices de ces 5 mois :

> Consommation d'eau : 1000 litres à deux
> Consommation de sauce soja : 10 litres à deux
> Consommation de riz : 50 kg à deux
> Consommation de mangues : 75 pièces à deux
> Consommation de cachets anti-paludisme : 135 à deux
> Kilomètres à pied : 1200 km chacune
> Kilomètres en scooter : 900 km
> Kilomètres à vélo : 200 chacune
> Kilomètres en voiture : 7600km
> Kilomètres en bus : 5500km
> Kilomètres en avion : 45 000km
> Nombre de piqures de moustique : 200 à deux (en espérant qu'aucun ne nous a transmis le palu)
> Nombre de blattes écrasées : 30
> Nombre de kangourous apercus : 600 dont 50 morts
> Nombre de chients errants : 1000
> Nombre de lézards : infini
> Nombre d'heures devant la télévision : 5 heures
> Nombre d'heures au téléphone : 1 heure à deux
> Nombre d'heures sur internet : 150
> Nombre de photos : 2400 à deux
> Budget moyen en Asie : 30€ par jour chacune
> Budget moyen en Australie : 52€ par jour chacune
> Budget moyen en Polynésie : 64€ par jour chacune
> Nombre de statues de Buddhas apercus : 5000
> Nombre de guesthouse : 70
> Nombre de sardines plantées : 400
> Nombre de fois ou l'on a pris l'avion : 23
> Poids des baggages transportés : minimum 28kg, maximum 54kg
> Décalage horaire maximum : 11 heures
> Nombre de soirées un peu trop arrosées : 2
> Nombre de fois ou l'on a dit "Ouah, c'est beau!" : 2000
> Nombre de fou-rires : 50

Par Lilou et Chach - Publié dans : lilouetchachenoceanie
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 14:51

Retour à Papeete pour une dernière journée sur Tahiti. La matinée est consacrée à l'achat frénétique de paréos, de monoï et de gousses de vanille, histoire de ramener dans nos valises un peu des odeurs et des couleurs des îles.

 


Pour parfaire notre connaissance de la Polynésie, nous nous rendons au musée des îles. Une nouvelle occasion de réaliser toute la richesse de la culture maohi et de creuser un peu plus le mystère du peuplement des archipels du Pacifique. Car ces îles ne se résument pas qu'à des paysages époustoufflants, elles sont aussi le théatre de coutumes ancestrales qui perdurent à travers la cuisine, les vêtements, les danses traditionnelles, la musique, les tatouages, les ornementations florales... Ces coutumes ont survécu  à travers le temps, pas uniquement grâce au tourisme comme à Hawaï ou en Nouvelle-Zélande (même origine culturelle), mais parce qu'elles sont ancrées dans le quotidien polynésien.

 

Mais les problèmes liés à la mondialisation n'ont pas épargné ce petit coin du Pacifique. L'apparition du chômage, de la pauvreté, des bidonvilles sont les stigmates d'une société à deux vitesses. Avec le retrait progressif de la France, l'avenir de ces îles nous semble fragile. Mais nous ne doutons pas que les Polynésiens sauront tirer profit du cadre naturel exceptionnel dans lequel ils vivent pour faire repartir le tourisme et gagner en autonomie.

En ce qui nous concerne, ces lagons bleu turquoise, ces montagnes volcaniques et ces plages de sable fin auront été un terrain de jeu idéal pour finir ce voyage en beauté : des vacances dans les vacances, pour se vider totalement l'esprit!

 

Et pour finir par un peu de géographie, voici notre parcours en Polynésie française :

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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 14:37

Nous voilà débarquées sur Maupiti,  la plus éloignée de toutes les "Iles Sous le Vent". D'une superficie de 12km², cette petite île est peu fréquentée par les touristes. Ici, pas de grand complexe hotelier. Les habitants nous accueillent dans des pensions de famille chaleureuses. C'est ainsi que nous nous retrouverons "Chez Manou", une mama tahitienne qui nous chouchoutera pendant tout notre séjour, en nous appelant "mes chéries". Elle accepte même de nous sortir du pétrin en nous faisant crédit : nous sommes en effet sans le sou car aucun moyen de paiement ou de retait par carte n'est disponible sur l'île... et oui, nous devons faire face à des imprévus jusqu'au bout!

 

Le tour de l'île à pied est vite fait, même si la chaleur accablante ira jusqu'à nous couper la parole, c'est dire! Il faut dire qu'il fait 40°C à l'ombre et que la température de l'eau atteint 35°C : impossible de se rafraichir, trop dure la vie! Dernière baigande du voyage dans un lagon peu profond et limpide, avec une vue imprenable sur le mont Te Urufaatiu. Un petit moment d'émotion rapidement dissipé par la présence d'une raie qui nous fait illico sortir de l'eau. Ce jour-là, notre bonne étoile est au rendez-vous puisqu'une noix de coco manque de nous fracturer le crâne en tombant sur le sable à tout juste un mètre de nous.


Après ces signes du destin, nous remballons paréos et maillots de bain et nous finirons la journée dans la pension de Manou en profitant de toutes ses petites attentions.

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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 11:45

Si Bora Bora rend toutes ses voisines jalouses, il y a une bonne raison : son lagon exceptionnel, pour beaucoup le plus beau du monde, fait de l'île la véritable "Perle du Pacifique".

Avec des dégradés de turquoises et de saphir, le lagon entouré de son chapelet d'îlots bordés de sable blanc mérite largement sa réputation. Ses eaux translucides aux reflets multicolores contrastent avec le vert chatoyant des monts Pahia et Otemanu. Et ce n'est pas un mythe, les cartes postales ne mentent pas!



Vous l'aurez compris, la principale attraction de l'ile, c'est son lagon, et nous passerons l'essentiel de notre séjour sur l'eau. Pour commencer en beauté, nous partons en pirogue à balancier faire le tour de l'île. L'occasion pour nous de découvrir les trésors de Bora, aussi bien ceux qui sont visibles en surface que ceux qui sont enfouis au fond de l'eau. Le lagon est effectivement un véritable aquarium géant, dans lequel nous faisons la rencontre de poissons papillons, de mérous et de myriades d'autres poissons multicolores. Mais les vedettes de la journée, ce sont les raies. Une colonie a investi les eaux turquoises, et nous profitons de leur docilité pour échanger de gros calins avec elles. L'appréhension du début (ces raies armées font bien 80 centimètres de diamètre) cède rapidement la place à l'euphorie, quand nous constatons que ces raies sont quasiment domestiquées et ne recherchent que le contact... et surtout le poisson que nous leur offrons! Attention, elles peuvent devenir très collantes : une d'entre elles viendra se scotcher dans le dos d'Hélène et une autre sur le torse de Charlotte!

 

La tête de série numéro deux, c'est le requin gris. Nous franchissons la passe du récif coralien pour assister en direct à leur déjeuner : accrochées au balancier du bateau, armées de nos masque et tuba, barbotant dans l'eau à seulement quelques mètres d'une vingtaine de requins, nous regardons, médusées, leur lutte sans merci pour s'emparer des morceaux de poisson que notre commandant de bord leur jette. Immergées dans le silence de l'océan, nous contemplons avec fascination ces rois de la mer qui nous tiennent à distance avec leur faciès de boxeur et leur oeil lubrique... Les dents de la mer, comme si vous y étiez!

 

Le lendemain, pour finir en beauté (car tout est beau ici), nous prenons place à bord d'un canoé à fond transparent pour une séance sportive. L'objectif ambitieux de faire le tour du motu Toopua en trois heures se révelera rapidement très difficile... Le décor exceptionnel nous donnera des ailes car nous relevons les neuf dixième du défi. A ce stade, "Zorro tahitien" arrive, juché sur un jet-ski, pour venir nous secourir (c'est le tahitien qui nous a loué le canoé). Nous ferons le reste du parcours sur son engin (les obsédés s'abstiendront de commentaires) en reluquant ses biceps, un des trésors cachés de l'île.

 

Ces trois jours passés à Bora Bora nous auront permis de plonger dans les paysages féérques des cartes postales, pour une vision 360° de l'île dont nous avons su extraire tous les délices.

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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /Mars /2007 17:34

Nous atterrissons à Huahine, une île encore très préservée et peu fréquentée par les touristes. C'est en faisant le tour de l'île en scooter que nous decouvrons ses trésors : au sud, des terres vierges auxquelles on accede par d'étroites langues de terre. Ici, la nature est reine et suit son propre rythme, sans qu'aucun hotel ne vienne la défigurer. Au nord, une succession de petits villages bien entretenus où la vie quotidienne suit son cours : pêche, culture de la vanille, ferme perlière. Loin des clichés touristiques, c'est de l'authentique à l'état pur : des enfants s'amusent sur la plage après l'école, une famille fait ses courses au "magasin d'alimentation", deux anciens discutent sur le port de Fare au soleil couchant, un groupe de jeunes fête un anniversaire en musique dans un restaurant en bord de plage...

Vous l'aurez compris, le tourisme n'est pas la préoccupation première de l'île, pour preuve, le seul gros complexe hotelier (Sofitel) a fermé ses portes il y a quelques années, rendant à l'île un site sublime dont nous profitons avec délectation, notamment pour une séance de snorkeling.

La seule attraction touristique est le marae de Maeva qui cultive toute l'authenticite de Huahine en reconstituant un lieu de culte et une maison traditionnelle.


Dans ce jardin d'Eden, nous apprenons à vivre au rythme des locaux et nous nouons plus facilement contact avec eux, récoltant ainsi plusieurs points de vue quant à la situation et l'avenir de la Polynésie (française ou independante?). Nous faisons également la rencontre de quelques backpackers, ayant comme nous trouvé refuge sur Huahine, dont Seb et Gaelle qui voyagent deux ans en 4x4 autour du monde et Hadj, un toulousain d'origine marocaine. Ce specimen sera à nos basques trois jours durant. Même si son parcours et sa philosophiede vie nous le rendront un peu attachant au début, il deviendra vite insupportable et nous collera jusqu'à squatter notre chambre d'hôtel à Bora Bora. Et dire qu'on était venu là pour avoir la paix!

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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /Mars /2007 16:22

Apres quatre jours a se faire chouchouter sur Tahiti, nous ressortons notre bonne vieille tente pour camper "Chez Nelson" a Moorea. Le cadre compense largement le moindre confort : depuis notre tente, nous avons vue sur une lage idyllique de sable blanc bordée de cocotiers. Le soleil est aussi de la partie et colore le lagon de ses teintes les plus vives. Nous ne resistons pas a une petite baignade, histoire de nous rafraichir (l'eau est pourtant a 32°C).

C'est sur cette plage que nous faisons la rencontre de Jacques. L'aventure extreme, il connaît. Ce vieux baroudeur a parcouru toutes les regions du monde et notamment les plus reculées. Il s'est meme retrouvé à jouer les Robinson Crusoe sur une ile quasi deserte en Papouasie Nouvelle Guinee, vivant nu et en complète autonomie , et faisant face a une crise de paludisme sans aucun soin ni assistance médicale. Sans aucun doute, le plus aventurier de toutes les personnes que nous avons rencontrées pendant le voyage. Ses qualités de bricoleur aideront notre tente, sur le point de s'ecrouler, à passer la nuit et les suivantes... Une deuxieme vie pour notre tente, merci Mac Gyver !

 


Moorea a tout d'une "vraie coquette", à commencer par sa géographie en forme de coeur. Des montagnes mysterieuses et decoupées semblent veiller sur l'île et surplombent les deux grandes baies, celle de Cook et celle de Opunohu, dont le vert emeraude confère tout son charme a Moorea.

 Le tour de l'île (62 km en scooter) nous permet de decouvrir toutes ses merveilles : de ses routes bordées d'arbres fleuris (hibiscus, thiaré, frangipanier, bougainvillier, laurier), à son lagon qui nous offre toute une palette de bleus allant de l'outremer au turquoise, en passant par le bleu azur. Le point de vue du haut du belvedère conclut divinement la visite de l'île.


 

Nous passerons la soirée dans un village traditionnel maohi reconstitué. Au programme, ouverture du four tahitien : les mets sont enroulés dans des feuilles de bananiers puis deposés sur des pierres volcaniques chauffées et enfin cuits a l'etouffée sous une epaisse couche de sable pendant neuf heures. ce cérémonial nous met en appétit et nous savourons tous ces plats avec délectation lors du diner : poisson cru, porc au chou, poulet au curry au lait de coco, taro, fei (banane a cuire), boules coco, poe (bouillie d'amidon et de bananes liee avec du lait de coco)...

Nous nous en donnons a coeur joie. Apres ce festin, place au spectacle de danse tahitienne. Les hommes (tane) battent des cuisses a un rythme saccadé et les femmes (vahine) roulent des hanches au rythme endiablé des percussions. Elles sont parées de coquillages et de couronnes de fleurs et portent un soutien-gorge en noix de coco, des paréos multicolores ou des tapas colorés (longue jupe en fibre végétale), autant d'attributs qui renforcent leur féminité... Un beau spectacle chaleureux et spontané, ou la virilité des "Tane" et la sensualité des "Vahine" s'allient pour rendre hommage aux anciennes tribus de la civilisation maohi.

Par Lilou et Chach - Publié dans : lilouetchachenoceanie
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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 03:06
Avant meme d'atterir a Tahiti, l'observation de la geographie de l'ile en forme de tortue nous invite a l'evasion. Situee au centre de la Polynesie, qui pour information est grande comme l'Europe, et plus precisement dans l'archipel de la Societe, Tahiti est la plus celebre et la plus grande de toutes.

Des notre arrivee a l'aeroport, nous faisons l'experience de l'accueil legendaire des "vahines" et des "tanes", en la personne de Chantal et Gilles, qui nous passent le traditionnel collier de fleurs autour du cou. Ils seront aux petits soins avec nous pendant trois jours. La chaleur de leur foyer nous touchera particulierement apres quatre mois et demi de vie nomade.


Pour nous plonger dans le quotidien des tahitiens, rien ne vaut un petit tour a Papeete et notamment au marche central : etals de fleurs tropicales aux parfums enivrants, fruits et legumes exotiques tous aussi curieux les uns que les autres, pareos aux couleurs chamarrees, flacons de monoi aux senteurs variees, colliers de nacre, de perles noires et de coquillages, tres "couleur locale", gousses de vanille pour les plaisirs sucres des iles ... le tout dans une ambiance nonchalante et decontractee. C'est l'occasion de nous familariser avec le type polynesien : nombreux metissages notamment avec les blancs et les chinois mais sur chaque personne, nous retrouvons les visages des fameuses toiles de Gauguin.


Pour continuer la decouverte de l'ile, nous allons a la rencontre de son folklore lors d'une "soiree merveilleuse" au restaurant Captain Bligh. Le buffet offre une variete de mets locaux: taro, poe, encornets, poisson crus,crevettes, moules, ... Le clou du spectacle est une representation de danses mahori executees par une troupe venant des iles Marquises d'influence neo-zelandaise. Le folklore commence par leur costume de scene : le tapa, un pagne local en fibres vegetales qui sublime leurs nombreux tatouages aux motifs elabores. Les danseurs entament alors une choregraphie virile et tribale sur des rythmes effrenes, proche du haka des All-Blacks (les rugbymen neo-zelandais pour les non-amateurs). Face a nos mines ebahies, le chef de la troupe invitera Helene a venir danser, une coutume traditionnelle que nous apprenons à nos depends. Nous tomberons sous le charme de cette troupe de colosses muscles, bronzes et tatoues, et de vahines sensuelles et spontanees.


Le lendemain matin, nous partons faire le tour de l'ile, accompagnees de nos hotes. Loin des vastes etendues australiennes, les paysages de Tahiti reposent sur un trio gagnant: une vegetation luxuriante et fleurie, un lagon bleu turquoise tel une piscine a perte de vue, et des massifs volcaniques. Nos guides nous feront decouvrir les merveilles de l'ile : ses marae, anciens lieux de culte, ses cascades vertigineuses, ses plages de sable noir ou blanc et ses hotels somptueux, ... Seul bemol : par endroit, Tahiti prend des airs de Tiers Monde (taudis, detritus, chiens errants, SDF) qui font taches dans ce jardin d'Eden.
L'ile souffre, en effet, d'une profonde crise qui fait suite au ralentissement des subventions de la France. Celle-ci a ainsi voulu sanctionner les detournements de fonds de l'ancien president Gaston Flosse. Par manque d'esprit entrepreneurial, les Tahitiens n'ont pas su developper leur propre economie au-dela du tourisme, lesquel subit une perte de vitesse liee a des prix exhorbitants, ce qui n'arrange rien. La situation est d'autant plus inquietante que la France tend a donner de plus en plus d'autonomie aux pays d'outre mer, ce qui risque d'augmenter la fracture sociale dans les prochaines annees.


Apres ces reflexions socio-economiques (c'est qu'on a le cerveau qui fume ici), place a la detente avec une seance d'activites nautiques le lendemain. A bord du bateau de Jacques, un ami de Gilles et Chantal, nous partons a la rencontre des dauphins. Nous en croisons une bonne centaine, dont de minuscules petits bebes pas plus grands qu'une truite, et des acrobates qui nous feront une demonstration de haute voltige. Voici venu le moment du quart d'heure sportif avec du ski nautique sur le lagon, rien que ca ! Nous recupererons de ces efforts en prenant l'aperitif dans l'eau, sur un banc de sable au milieu du lagon, et en savourant ensuite un delicieux repas concocte par Chantal, avec vue sur Moorea.

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Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 02:49
Apres le desert aride, nous faisons route pour Adelaide qui sera notre derniere halte australienne. Nous nous offrons un dernier petit diner sur le port chaleureux de Glenelg, l'occasion de nous rememorer tous les bons moments passes en Aussie.


Premier constat : c'est l'immensite qui fixe les lois de la vie en Australie, et nous en faisons l'experience en parcourant 7700 km en un mois. Mais ce n'est qu'un petit bout de la lorgnette puisque, plus qu'un pays, c'est un continent auquel nous nous sommes attaquees. Neanmoins, notre periple nous a offert un large eventail des richesses de l'Australie.

Une variete de paysages qui va de pair avec la diversite de la faune et de la flore. La faune, parlons-en. Nous avons vecu des experiences uniques au contact des animaux australiens: nager avec des dauphins sauvages en Tasmanie, chanter une berceuse a un koala assoupi, entamer la course avec un emeu bien decide a ne pas nous laisser gagner, faire un calinou a un kangourou avant de se coucher, ou improviser la danse du pingouin ... sans succes. Loins d'etre craintifs, ces animaux sont plutot d'une nature sociable et curieuse, n'ayant pas de predateurs et jouissant de tout l'espace dont ils ont besoin.

Le mode de vie "voiture - camping" que nous avons adopte pour braver l'immensite de ce pays nous a certes obligees a nous comporter comme de vraies touristes et nous a peut-etre empecheses de nous fondre dans la population, mais il nous a aussi permis d'entrer en communion avec la nature (notamment dans les parcs nationaux).

Ce que nous retiendrons de toutes ces experiences en Australie, c'est que tout y est demesure et c'est ce qui fait son ame.


Voici une carte retracant notre long periple en Aussie :
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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 09:27
Apres ces bacchanales, nous partons nous reprendre en main, ou plutot en jambes, avec une seance sportive aux Flinders Ranges. Nous nous enfoncons dans les terres a 500 kilometres de la cote, pour apercevoir les premisses du fameux desert australien.


Des notre arrivee dans ce parc national, nous sommes subjuguees par cette chaine de montagnes qui se referme sur elle-meme pour former un cirque spectaculaire. Les versants des falaises sont parcourus d'ondulations aux couleurs chatoyantes allant du pourpre au jaune sable, en passant par l'ocre et le dore.

Nous partons pour une ballade de reperage sous la lumiere irisee de la fin d'apres-midi. En longeant le lit d'une riviere assechee, nous sommes surprises par la profusion et la diversite de la vegetation malgre l'aridite de cette region. Les jeux de lumiere dans les feuillages des arbres tortures nous offrent un spectacle fascinant. C'est au sein de cette vegetation coriace, que l'on nomme le Bush (encore lui), que nous ferons du camping sauvage, entourees de centaines de kangourous et de milliers d'etoiles.

Le lendemain matin, nous partons au lever du soleil affronter 400 metres de denivele sous une chaleur caniculaire. Le jeu en vaut la chandelle puisqu'apres les avoir contemplees de loin, nous sommes au coeur des "Ranges". Arrivees en haut, le panorama sur Wilpena Pound nous hypnotise au point de laisser glisser notre seul et unique tube de creme solaire dans une crevasse... L'heure est grave! Sachant que l'intensite des rayons du soleil provoque un cancer de la peau chez un australien sur deux (veridique!), il nous faut soit recuperer la creme solaire, soit sacrifier l'une de nous deux sur l'autel du soleil. Nous optons pour une operation de sauvetage du tube, digne de MacGyver. Apres avoir essaye plusieurs tactiques en vain, Charlotte s'arme d'un baton aux airs de pelote basque et parvient, dans une premiere etape, a soulever le capuchon, guidee par Helene qui s'est glissee das la crevasse. Dans une deuxieme etape, Helene, qui a le bras long, se couche sur la roche et glisse sa main dans la fissure (les obsedes s'abstiendront de commentaires), profitant de cette nouvelle prise pour recuperer du bout des doigts l'objet tant convoite, sous les encouragements de Charlotte. Un vrai travail d'equipe qui permet d'eviter la brulure au troisieme degre.

La morale de l'histoire : une pelote basque peut vous ouvrir des portes si vous avez le bras long!
Par Lilou et Chach - Publié dans : lilouetchachenoceanie
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